Test gaming de Pokemon version Saphir

Graphisme
80 %

Pokémon version Saphir n’innove pas vraiment sur le plan visuel et recycle cette bonne vieille recette graphique qui a pu faire les jours heureux d’un Zelda Link’s awakening, autrement dit des personnages et décors de simple facture pour une meilleure lisibilité lors des séquences aventure.
Egalement assez sommaires, les animations des Pokémons durant les joutes comme celles des personnages lors de l’aventure se contentent d’apporter un minimum de dynamisme au périple. On déplorera toutefois le manque de variété des réactions des Pokémons lors des duels. De même, la présence systématique de longues et dispensables animations lors de la neutralisation de nos petits amis affecte le rythme des combats.
Ce tout nouvel épisode des Pokémons n’est donc pas franchement novateur dans le domaine graphique, mais demeure néanmoins une belle réalisation sur ce support.
Son
50 %

Le jeu démarre sous les pires auspices. A la cacophonie de la démo introductive, succède une bouillie sonore sensée dynamiser les premières minutes de jeu.
Le niveau remonte ensuite sensiblement mais la qualité générale du son demeure le gros point faible du soft. Les airs musicaux lors des phases d’aventure sont très loin de valoir les compositions d’un Zelda mais se laissent toutefois écouter.
Les bruitages, qu’il s’agisse des cris des Pokémons ou des attaques spéciales, sont particulièrement basiques. Ils ne relèvent pas non plus le niveau.
Le manque de soin apporté à ce paramètre du jeu étonne d’autant plus que les Pokémon Saphir et Rubis sont appelés à devenir de grosses ventes sur GBA.
Jouabilité
70 %

Le Gameplay de la série Pokémon a déjà fait ses preuves et l’on sait combien il a pu être bénéfique pour la firme japonaise génitrice de Pikachu.
Les phases aventure et combat rappellent donc les mêmes fonctions et systèmes de jeu que les ancien épisodes.
Toutefois, plus encore que dans les éditions précédentes, le gameplay s’enrichit avec les progrès de votre personnage. Ainsi, dans les versions Saphir et Rubis, la culture de baies et les concours de beauté accompagnent l’élevage des Pokémons et les combats de dresseurs.
Une ombre majeure ternit cependant le tableau. La fluidité du jeu pâtit des nombreux changements d’objets (canne à pêche, détecteur d’objets cachés, bicyclette, etc) qu’il vous faudra effectuer de façon à avancer convenablement dans l’aventure. L’usage du sac à dos, où vous stockez les nombreux objets récupérés, est lui aussi un peu laborieux, alors même que les boutons L et R demeurent désespérément inexploités.

Intérêt Global du jeu pokemon SAphir : 70 %

Dans le cadre du développement de la rubrique Jeux Vidéo de dvdrama.com, la rubrique a récemment été étendue aux jeux PC. Dans le même ordre d’idées, elle s’enrichit maintenant d’une rubrique Game Boy Advance.
Cette extension se justifie d’autant plus que les jeux GameCube offrant une interactivité avec la console portable de Nintendo se font de plus en plus nombreux : Sonic Adventure DX, Zelda, Metroid, Splinter Cell, etc.
Et bien que les interactivités développées n’aient pour le moment pas été vraiment convaincantes (en matière de gameplay mais plus encore en matière de graphismes), le système de connexion ouvre de nouvelles perspectives de jeu. On assiste ainsi a des stratégies de développement groupées de la part de Nintendo qui a, par exemple, encouragé le développement sur ses 2 systèmes d’un Splinter Cell dont les versions se complètent.
Et c’est aussi pour ne pas ignorer un pan du monde vidéoludique que Pokémon Saphir ouvre, sur le site, une série de tests (que l’on espère la plus riche possible) de jeux Game Boy Advance.

Attrapez les tous !

Les Chuchmur, Charmillon, Gloupti, Balignon, Tadmorv, Makuhita et autres Racaillou débarquent en force sur Game Boy Advance.
Les deux nouvelles sorties Nintendo que constituent les jeux Pokémon versions Saphir et Rubis vous permettent de capturer et de faire évoluer (et de dorloter) 200 pokémons, dont les trois quarts sont des nouveaux venus.
Vous n’aurez heureusement pas à les capturer tous pour finir le jeu, mais c’est néanmoins bien sur cet aspect que mise Nintendo. Et l’on sait la firme japonaise particulièrement douée pour déclencher chez les (jeunes) joueurs ce syndrome de collectionnite aigüe, que les anciennes versions du jeu ont déjà su exploiter.
Si vous les voulez tous, il vous faudra donc vous dépêcher de trouver un ami disposant de la version complémentaire, tous les pokémons n’étant pas capturables en une seule version.

Avec Pokémon version Saphir et Pokémon version Rubis, Nintendo démontre, une fois encore, combien ce principe de jeu est calibré pour une console portable. Ainsi, le système de raccordement à 2, 3 ou 4 GBA est partie intégrante du jeu et, si vous pouvez tout à fait terminer l’aventure d’un bout à l’autre en solitaire, les échanges, combats et coopérations en multijoueurs apportent une toute nouvelle approche du jeu.

L’aventure se déroule dans le monde de Hoenn, univers où humains et pokémons vivent en harmonie. Ils travaillent ensemble et participent de concert à des duels et des concours.
Vous et votre petite famille venez d’emménager à Bourg-en-vol, petit village isolé de Hoenn. C’est à partir de votre maison que commence le périple.
Vous découvrez bien assez tôt quel est votre objectif : affronter les dresseurs des huit arènes Pokémon et récupérer leur badge, mais pour ce faire vous avez besoin de capturer un premier pokémon. Ce premier Pokémon vous est fourni par le professeur Seko, spécialiste en la matière. S’enchaînent ensuite les premiers duels et les premières captures.
Pour capturer un pokémon, il vous faut toujours l’affaiblir au préalable et faire usage d’une pokeball. Mais que les non initiés se rassurent, toutes les manipulations et fonctions du jeu sont introduites et enseignées par les différents personnages que vous questionnerez de village en village. Ne mésestimez d’ailleurs pas le dialogue avec les habitants de Hoenn. Si quelques-uns n’ont rien d’intéressant à vous apprendre, ils sont nombreux à pouvoir vous remettre informations, objets et techniques indispensables pour votre progression.

Chemin faisant, vous rencontrerez prés de 200 pokémons aux caractéristiques diverses (Pokémons de type eau, feu, plante, magnétique, combat, insecte, etc.) et aux techniques d’attaque bien distinctes. Bien entendu, les combats se déroulent toujours au tour par tour. Alternative intéressante : il vous arrivera de faire s’affronter deux paires de Pokémons pour des combats autrement plus grisants.
Une fois un pokémon en votre possession, vous le faites évoluer de la même manière que dans les épisodes précédents, à savoir en le faisant remporter des duels contre d’autres dresseurs ou contre des pokémons sauvages.

Vos actions ne se limitent cependant pas à combattre, capturer et élever des pokémons. Les concepteurs ont ainsi pris soin d’enrichir le gameplay de possibilités d’actions supplémentaires s’additionnant au fur et à mesure de l’aventure. Vous aurez par exemple l’occasion de tester votre chance dans un Casino où vous attendent roulettes et machines à sous.

Des baies aux pokéblocs… Des pokéblocs aux concours pokémons…

Plus encore, vous aurez la possibilité de faire participer vos Pokémons à des concours (de grâce, de robustesse, de sang-froid, de force ou d’intelligence).
A cette fin, il vous faut récolter des baies en divers endroits de Hoenn et en faire pousser d’autres. Chaque baie ayant une saveur et des caractéristiques propres, vous apprendrez quelles sont les préférées de vos Pokémon. Ceux-ci sont en effet particulièrement friands de ces baies mais ne les mangent pas en l’état. Vous devrez les mixer au préalable pour en faire des bonbons pour pokémons : des pokéblocs. Ces pokéblocs donnent à votre pokémon l’œil vif et le poil soyeux nécessaires à leur participation aux concours.
Les concours mettent aux prises quatre dresseurs et leur pokémon. Ils se déroulent eux aussi au tour par tour. L’enjeu est de séduire jury et public en utilisant les plus belles démos de votre pokémon (parmi leurs quatre techniques de combat) tout en essayant de déconcentrer les pokémons adverses.
Les concours se déroulent de manière autonome par rapport aux combats de pokémons mais offrent un challenge stratégique nouveau, susceptible de vous occuper au moins aussi longtemps que le reste de l’aventure. Considérez que vous pouvez faire concourir tous vos pokemons, qu’il existe 5 types de concours et, pour chaque type, 3 classes de concours, soit dans l’absolu : 3000 concours potentiels à remporter !

On en arrive à ce qui fait l’efficacité du soft. Non seulement le jeu exploite toujours ce système de capture des pokémons, très prenant et déjà éprouvé, mais il bénéficie d’une confortable durée de vie, confortée par un gameplay s’enrichissant toujours plus au fur et à mesure de l’aventure. Les possibilités offertes, ridicules en début de partie, vous laissent ensuite toutes latitudes quant à la direction que vous souhaitez imprimer à votre personnage.
Vous n’avancez plus dans l’aventure car les pokémons que vous rencontrez sont devenus trop fort pour vous ? Il vous suffit d’en faire évoluer quelques-uns sur les sentiers déjà découverts, tout en récoltant au passage des baies pour les pokéblocs…
Vous commencez à en avoir assez des combats de dresseurs, allez donc mixer quelques baies ou inscrivez un pokémon à un coucours…
Le jeu offre vite de nombreuses possibilités d’actions. Aussi, attendez vous à passer du temps avec vos Pokémons. Comptez une bonne cinquantaine d’heures pour finir le jeu, 80 pour récupérer tous les pokémons avec l’aide d’un ami en multijoueurs, et vous pouvez aisément doubler ce dernier chiffre si vous jouez le jeu des concours Pokémon.

Pokémon version Saphir et version Rubis ne sont toutefois pas exempts de tout reproche.
Au premier rang, on déplorera que Nintendo ne cherche définitivement pas à toucher le grand public avec ses Pokémons et qu’il cible toujours un segment de clientèle assez restreint : les 8 – 14 ans. L’introduction à l’aventure avec le professeur Seko (choix du nom et du genre de votre personnage) et les premiers dialogues avec la mère sont ainsi particulièrement mièvres et pathétiques. Vous rencontrerez ensuite nombre de personnages aux répliques peu inspirées voire risibles, telles que “Mon visage se reflète dans l’eau. Je vois un grand sourire plein d’espoir… Ca pourrait aussi être l’expression d’un silence lugubre luttant contre la peur… Qu’exprime le reflet de ton visage ?” qui se passe de commentaire…
Les jeux pokémons demeurent formatés pour les dresseurs en culotte courte.

Autre reproche qui peut être fait au jeu : des combats parfois un peu lassants surtout sur certaines zones du monde de Hoenn où les variétés de pokémons sauvages sont peu nombreuses. De même, des combats prennent des allures de rencontres d’éclopés et traînent en longueur quand ils opposent des pokémons s’annihilant mutuellement (avec des effets de sommeil, poison, confusion ou paralysie).
Enfin, il convient de souligner une bande son de faible qualité, devenant même parfois assez irritante.

Mais en définitive, si les quelques défauts du jeu ne manquent pas d’interpeller, ils ne devraient toutefois pas entraver les ventes du soft qui a fait les beaux jours de la Game Boy Color et qui manquait encore à la Game Boy Advance.
Un principe de jeu toujours aussi prenant, un gameplay riche et un territoire à explorer plus vaste qu’il n’y paraît sont les ingrédients de la recette à succès.
Les dresseurs vont pouvoir batailler ferme !

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