Sbk 08 : superbike world championship (ps2)

Graphisme
4/10

La PS2 en a largement plus sous le capot et ce n’est pas Gran Turismo ni Tourist Trophy qui me contrediront ! Qu’il s’agisse de la modélisation des pilotes ou de celle des circuits, le bilan reste le même : la réalisation parait globalement bâclée. On regrettera plus particulièrement un public complètement figé et composé de spectateurs plats comme des crêpes ! Des petits problèmes de clipping et de framerate finissent de laisser une impression très mitigée.
Son
6/10

Des morceaux discrets, à la limite de la transparence, et des sonorités de moteurs convaincantes mais pas franchement inoubliables. La bande-son assure le minimum syndical, sans plus.
Jouabilité
9/10

Le jeu superbike world championship

La grande force de SBK 08 réside bel et bien dans sa jouabilité. Les assistances au pilotage, paramétrables individuellement, permettent à chacun d’ajuster la difficulté du jeu à son envie. L’intégralité du déroulement d’un grand prix est reproduite avec une précision d’orfèvre : les puristes apprécieront. Bien que le contenu du soft se limite au championnat SBK, la difficulté ajustable et la grande technicité du pilotage en réglage “simulation” promettent de longues heures de jeu aux amateurs de sensations motorisées.

Intérêt Global : 6/10

Dans le monde des deux-roues sur piste et depuis maintenant plusieurs années, sa majesté MotoGP règne sans partage ou presque. En 2007, sa suprématie sur consoles a néanmoins failli être remise en cause par un petit nouveau. La licence SBK déboulait, poignée dans le coin, sur PS2 et PSP et rencontrait même un certain succès dans le difficile exercice de la simulation moto. Fort de son estampille de “jeu officiel du championnat du monde des superbike”, SBK 08 revient sur PS2 pour enfoncer définitivement le clou.

Arcade ou simulation ?
Avant d’aborder les différents modes de jeux, penchons-nous brièvement sur le gameplay mitonné par les studios Milestone. Sans surprise et à l’instar de nombreuses productions actuelles, le soft nous laisse librement déterminer notre propre compromis entre arcade et simulation. Toutes les assistances au pilotage sont en effet débrayables : aide au démarrage, ABS, freinage renforcé, freinage couplé, j’en passe et des meilleures… Non seulement vous pouvez choisir d’activer chacune de ces aides individuellement mais le soft vous propose aussi deux préréglages types agissant sur l’ensemble des paramètres. Diablement pratique pour les joueurs atteints de flemme aigue. Cependant, les plus prudents ne seront pas forcément très bien récompensés. Avec toutes les aides, le jeu perd effectivement l’essentiel de sa saveur et de son challenge. Il faudrait même mettre beaucoup de mauvaise volonté pour ne pas finir chaque course en tête. Si vous optez par contre pour des sensations plus proches de la simulation, il vous faudra de nombreuses heures d’entraînement, une bonne dose de dextérité et pas mal d’intelligence de course pour vous en sortir. Mais c’est bien dans ces conditions que SBK 08 délivrera tout son parfum. Exigeant, prenant, épuisant, le gameplay invite à se perfectionner pour arriver enfin à dompter des bolides au comportement particulièrement réaliste. Evidemment, les intempéries sont aussi de la partie, histoire de remettre en question tous nos automatismes sur chaussée glissante : toujours un peu agaçant, mais très jouissif !

Quant aux modes de jeu, on retrouve l’éventail habituellement de rigueur dans ce genre de production. Les courses immédiates côtoient les challenges, avec leurs épreuves à thèmes, les didacticiels ou encore un mode multi en local. Les plus motivés se dirigeront naturellement vers le mode carrière qui renferme le championnat officiel avec ses douze circuits, autant d’écuries et une vingtaine de pilotes. Chaque semaine de championnat se compose, comme il se doit, des indispensables essais libres, des essais de qualification puis de la course en elle-même. Classique mais relativement complet et surtout rudement bien foutu !

Présenté de la sorte, le petit monde de SBK peut paraître idyllique. Au rayon des reproches, on peut tout de même citer l’absence d’une vraie gestion de carrière comme on peut le trouver dans d’autres productions comme la licence Formula One de Sony. Ici, vous débarquez directement dans une écurie haut de gamme, pas de passage par les profondeurs du classement, pas de gestion financière, bref, les à-côtés sont un peu négligés. Et puis tout cela manque un peu de peps, on aurait aimé un peu plus de fantaisie, qu’il s’agisse des modes de jeu ou des challenges proposés. On a finalement affaire à un élève un peu trop appliqué.

Pour se rattraper de ses quelques défauts, SBK 08 peut heureusement se prévaloir d’une expérience de jeu riche, réaliste et forte en sensations de vitesse. Moins arcade que son homologue MotoGP, cette édition 2008 aurait même pu mériter sa place dans l’imposante ludothèque PS2 avec un gameplay potentiellement très exigeant mais largement modulable. Pourquoi “aurait pu” ? Tout simplement parce que ce nouvel opus n’apporte rien de nouveau, à part la mise à jour des pilotes et des écuries par rapport à l’épisode 2007. Si vous possédez ce dernier, passez donc votre chemin. Dans le cas contraire, vous pouvez éventuellement vous laisser tenter.

L'actualités gamings>

Laisser un commentaire

sed neque. nunc commodo in ipsum