NO ONE’S LIVE FOREVER sur PS2

Graphisme
6/10

Légèrement stylisés, taillés dans du granite coloré, façonnés d’angles rupestres fort peu appréciables, les dessins de « The Operative : No Ones Lives Forever » ne possèdent aucune finesse particulière. Les faciès des divers protagonistes apparaissent quelque peu vagues, couverts d’un voile bien imparfait, ce qui laisse présumer qu’il faut voir au-delà de son esthétique pour trouver un quelconque intérêt à ce jeu. L’espionne féminine à la plastique floue que vous incarnez, censée détenir les qualités physiques requises pour un agent spécial, s’accapare les caractéristiques douteuses d’un hermaphrodite. Pour ne rien gâcher, les décors qui défilent lascivement durant vos diverses missions gagnent leurs lettres de noblesse dans le déjà vu : brut de décoffrage !
Son
8/10

Libératrice, taillée dans la veine même d’un costard trois pièces du plus gredin des agents de sa majesté, la fanfare rythmique qui agrémente le menu de démarrage (et certaines phases de jeu), respire l’entrain patriotique et la profondeur des sous-sols poussiéreux. Accompagnée d’un chœur aux phonèmes sensuelles, les élans vocaux des damoiselles repoussent les limites de vos éventuels déboires afin de les noyer dans la béatitude et l’élaboration ingénieuse (et soudaine !) d’un tracé opportun vers la victoire. L’autre intérêt de la bande son, demeure dans la multiplication des commentaires et autres dialogues qui ponctuent vos phases de briefing ou les échanges familiers cocasses, auxquels vous assistez tapis dans l’ombre, entre vos adversaires (ex : Un garde marocain à un autre : « Eh ! », « Quoi ?», « Rien, c’était juste pour vérifier que tu ne dormais pas ! »). L’humour désopilant qui pimente certaines conversations, facilite le transit douloureux que vous risquez de ressentir lors de l’absorption peu recommandable de ce jeu. Dommage pour ces quelques fragments sonores laissés pour compte…
Jouabilité
5/10

Touchez aux imperfections et le désastre vous tombera dessus ! Et pourtant… Jouer à NOLF c’est comme emprunter un sentier impraticable, se jeter d’un hélicoptère sans parachute… Hésitante, incertaine, votre visée semble se régler automatiquement sur vos opposants et puis en fait, pas exactement… alors vous la rehaussez, pensant atteindre votre cible, pour finir par tirer à côté et alerter l’ensemble des troupes ! Vos déplacements latéraux, de face ou de biais, n’excellent pas non plus dans l’aisance et la maniabilité. Des mouvements brusques, plutôt rapides, soit, mais qui ne facilitent en rien vos mouvances dans les différents lieux délicats que vous infiltrez. Pour sauter sur une suite de caisse entassées et capturer un dossier top secret qui y trône, il vous faut affronter les lois furibondes de la patience… et il ne s’agit pas d’être doué ou pas ! La détresse absolue ! Certains s’accrocheront peut-être désespérément à leur manette, pensant acquérir quelques galons de « Hard Gamer » au passage, mais faites-moi confiance, à ce niveau de l’insupportable, cela ressemblera bien plus à du masochisme qu’à de l’héroïsme !

Intérêt Global : 6/10

Agent spéciale Cate ARCHER au rapport ! Fille espiègle, violente de surcroît, l’UNION fait appel à vos services pour désenrayer l’infernal mécanisme que les membres sordides de la C.R.I.M.E ont mis sur pied. Tour à tour, 7 agents spéciaux ont été retrouvés morts avec, déposé à côté de leurs corps, un lys royal. Signature ? Complot ? Trahison interne ? Il vous faut récupérer toutes les pièces manquantes dans le but de reconstituer le puzzle et remonter la filière jusqu’à démasquer ses sordides dignitaires.

L’énoncé de la situation dans la salle de réunion, poignant de réalité, suivit d’un entraînement dans la salle des gadgets afin de pratiquer au plus vite l’inapplicable… et voici la glorieuse ARCHER, tant renommée dans l’univers des PC, propulsée littéralement à la moulinette sur nos chères Playstation 2 ! Que la débandade commence !
Que l’éditeur se rassure : on ne s’attendait pas à voir débarquer la sulfureuse Lara CROFT plongeant telle un pigeon assoiffé d’aspérités machiavéliques, brandissant ses flingues avec l’agilité d’une corsaire « dé-colletée », mais quelque chose de plus secrètement dissimulé… en adéquation avec le titre du jeu. Les doutes s’effacent très rapidement. Rien pour exciter nos turbulents neurones enjoués, pas l’ombre d’une quasi-réussite, pas la moindre fanfreluche affriolante à l’horizon. Le jeu se laisse submerger par une monotonie ambiante et une accessibilité périlleuse, c’est à peine si l’on esquive un sourire à la fin d’un niveau. Ouf ! Un de plus… mais combien de temps vais-je devoir encore me battre… avec ma manette ? Si le jeu avait au moins bénéficié d’une brillante jouabilité, si les décors paraissaient à peu près bien réalisés, si ARCHER ressemblait approximativement à une véritable femme, si les missions réussissaient à captiver notre intérêt, si je pouvais m’arrêter de formuler des souhaits avec des si, à ce moment là, peut-être que… mais il me manquerai encore quelques « si » pour m’interrompre là. Alors, on peut se rattacher aux quelques mise en scènes ou ARCHER se trouve confrontée à l’esprit médiocre, primaire et misogyne de son patron, aux quelques phrases loufoques qui s’éparpillent dans les bouches des divers protagonistes (Tiens ! J’allais oublier un point fort ! Vous pouvez choisir d’écouter les dialogues et visionner les sous-titres parmi quatre langues aux choix), aux cris torturés des ennemis que vous abattez, aux quelques tentatives d’originalité dans la conception des gadgets (genre : le rouge à lèvre explosif… m’enfin !) que vous acquérrez entre chaque grande mission… Mais tout cela n’apporte que peu de réconfort !
Les conseils du jour : Ne faiblissez pas, enfermez vos porte-monnaies dans l’une des succursales de la banque de France, refusez que l’on vous l’offre même si cela part d’une bonne intention, changez d’appartement si votre voisin y joue ou démolissez lui sa console, louez-le… Comment ? Louez-le ? Qu’est-ce que je raconte moi ? Je le savais pourtant que personne ne vit éternellement et… vous voyez où est-ce que cela mène, les nouvelles expériences ?

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