Le jeu Knights of the Temple sur Gamecube

Graphisme
7/10

“Epuration” semble avoir été le mot d’ordre donné au studio de développement. Tous les décors sont simplifiés pour afficher le minimum de polygones et les textures se répètent énormément au sein d’un même niveau. Mais en contre partie, le soft n’affiche aucun ralentissement, même lors de combats à 3 ou 4 contre un. Les mouvements des personnages sont quant à eux réalistes et convaincants.
Son
9/10

Les doublures françaises sont crédibles et la bande son, signée Within Temptation, colle à merveille aux divers niveaux de jeu.
Jouabilité
9/10

La jouabilité est incontestablement le point fort du jeu. Tous les coups sont faciles et agréables à réaliser. On déplore pourtant quelques défauts techniques superficiels lorsqu’on est mené à descendre ou monter des escaliers…

Intérêt Global

Conan, version templier.

Après être tombé de haut avec un Conan particulièrement faible sur Xbox, il était difficile d’espérer beaucoup de ce Knights of the Temple qu’une mauvaise réputation précédait. Et pourtant, c’est bien de ce dernier et non de Conan qu’est née la surprise. Knight of the Temple nous a pris au jeu de longues heures durant…

A la recherche de l’Adèle perdue.

C’est dans la peau de Paul, un templier sanguinaire, que vous êtes invité à combattre, pour votre plus grand plaisir d’équarisseur refoulé. Votre mission est des plus simples : retrouver une splendide princesse aux pouvoirs magiques, répondant au doux nom d’Adèle. La longue aventure dans laquelle vous vous embarquez pour sauver la belle démarre en un étrange couvent, reconverti en club des adorateurs de Satan…

Goûte à ma lame charogne !

La première minute de jeu n’est pas écoulée que les flots de vermillon et empalements – que seul Highlander était capable d’exécuter jusqu’à ce jour – se succèdent déjà. La prise en main du guerrier, totalement instinctive, est des plus efficaces. Trois boutons sont utiles pour réaliser le principal nécessaire à votre survie : deux coup de dague et une esquive.

Au fur et à mesure de vos pérégrinations, vous apprendrez néanmoins à étoffer vos connaissances dans l’art de la dague et à réaliser quelques figures ou enchaînements épatants visuellement, mais aussi fatals pour vos adversaires. Un tournoiement d’épée par-dessus la tête qui viendra pourfendre un crâne, ou une rotation de hache à 360 degrés pour faire voler les sbires qui vous encerclent, et vous voilà devenu le plus fort de la contée. Une fois ces combinaisons débloquées (en tuant un personnage bien spécifique), vous pourrez consulter la manipulation requise pour les reproduire, via un menu prévu à cet effet. Exception faite de l’arc, tous les coups possibles et imaginables fonctionnent de la même manière avec chacune des armes de votre panoplie : épée à deux mains, hache à deux mains, hachette, masses d’armes etc.

A partir du second niveau, vous aurez par ailleurs la possibilité de faire appel à Dieu en posant un genou à terre puis en exécutant une petite prière. Regagner de l’énergie, être hanté par une puissance divine et autres réjouissances seront alors de la partie.

Par son style simplifié au maximum (et aussi bourrin que Diablo !), Knights of the Temple ne met pas longtemps à vous happer littéralement dans sa réalité. Les angles de vue offerts par la caméra ajoutent un point très positif au plaisir de jouer. Ils sont tels que l’on se croirait dans un véritable film de cape et d’épée.

Les ennemis que vous aurez le plus grand plaisir de transformer en rondelles sont certes peu variés (moines, chevaliers, archers, goules) mais s’avèrent de plus en plus difficiles à vaincre sans y laisser un litre d’hémoglobine. A l’habitude, il faudra aussi s’attendre à rencontrer des boss de fin de niveaux, toujours effrayants et impitoyables…

Peu de reproches sont à adresser aux développeurs du jeu, qui ont parfaitement repris l’essence de Diablo, à savoir : marche ou crève ! Que les décors et l’action soient donc archi répétitifs ne pose pas de problème et l’unique détail qui fait parfois rager vient d’un problème d’interpénétration avec le décor. Il arrive que Paul soit bloqué dans une arcade, ou qu’il disparaisse sous le sol, comme cela peut être le cas dans le niveau du port. Mais les fréquentes sauvegardes automatiques vous permettront de réitérer l’opération qui, cette fois ci, sera concluante…

Malgré une durée de vie beaucoup trop courte (à moins de jouer au mode de difficulté le plus relevé) Knights of the Temple aura su nous séduire rapidement et nous faire passer maître en art de la boucherie. Que demander de plus !?

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