Le jeu Halo sur Xbox

Graphisme
90 %

Classiquement révolutionnaire. Dans la droite lignée des récents Doom Like, Halo pousse à fond le concept et propose ce que l’on peut voir de mieux dans le domaine. On retrouve ainsi une précision diabolique du graphisme, des textures sublimes (regarder l’herbe), une profondeur de champs exceptionelle sans clipping. L’ensemble est monstrueusement bien fini et chaque détail est magnifié. Du tout beau.
Son
90 %

Du grand art. L’ambiance sonore d’Halo contribue fortement au plaisir qui se dégage du jeu et permet de s’intégrer immédiatement dans la peau du personnage. Des explosions au tirs en rafales en passant par les bribes de dialogue souvent hilarantes (voir plus bas), cette bande son est une incontestable réussite.
Jouabilité
90 %

Le Joypad de la Xbox est utilisé à la perfection et remplace aisément un bon vieux clavier. Si tous les boutons sont mis à contribution, le controle du personnage reste parfaitement intuitif et pratique. De plus comme l’animation ne faiblit jamais (même en écran splitté), la jouablité est le point fort du soft. Un minime bémol toutefois en ce qui concerne le pilotage des véhicules qui aurait pu être amélioré.

Intérêt Global du jeu Halo : 100 %

Sans révolutionner le genre du ”First Person Shooting” (FPS), Halo permet de dresser un premier bilan de ce registre vidéoludique. Les programmeurs qui lui succéderont auront fatalement la tâche d’inventer une nouvelle façon de penser l’interactivité. Car sans renier les spécificités jouissives de tous les doom-like qui ont bercé 10 ans de gameplay, il apporte (on a envie de dire : enfin !) toute sa cohérence à un style fondé sur la recherche d’implication personnelle du joueur mais depuis longtemps cantonné au seul systématisme des massacres, voire à une certaine abstraction (les Quake stigmatisent bien cette tendance). Bref, en dépit de louables efforts pour raconter un semblant d’histoire, les Medal of Honor (série géniale sur PS, PC et bientôt PS2), Soldier of Fortune ou Delta Force 3 concentraient leurs efforts sur la stricte efficacité du soft où tout était mis au service d’une logique search and destroy étalée sur un nombre conséquent de missions. Halo se recentre sur la raison d’être du FPS : l’identification.

Celle-ci va passer par une crédibilisation proprement ahurissante de l’environnement de jeu. Par un réalisme incroyable dans les décors, d’abord, d’une beauté éclatante et d’une grande finesse, X-BOX oblige. Ensuite, par l’authenticité des interactions entre votre personnage et ses alliés ou adversaires. Grâce à une A.I. performante et surtout beaucoup d’astuce dans les possibilités de jeu, les ”autres” ne sont plus de vagues figurants à peine capables de vous appuyer (vos amis) ou des cibles à exploser (vos ennemis), ils appartiennent désormais à un univers certe simple mais cohérent, autonome auquel vous pouvez prendre part, mais qu’il vous ait aussi possible d’observer en spectateur, sans que cela ne nuise jamais à votre rôle dans l’action, toujours déterminant en fin de compte. Vous devenez un acteur des évènements, et pas seulement un joueur.

Afin de rendre cette dimension accessible et drôle, les détails sonores ont été spécialement travaillés (saluons à ce titre une VF terriblement efficace) et certaines punchlines captées ici ou là deviendront rapidement cultes, tant par leur incongruité que par la légère touche d’humanité qu’elles confère notamment aux aliens, que l’on ne peut s’empêcher de trouver touchant lorsqu’ils s’exclament des ”on va mourir !”, ”je te tire dessus !”, ”tous à terre !”, ”sauvez votre peau” et surtout le phénoménal ”il me cerne !”. A quoi les humains répliquent avec une sentence définitive : ”Et ma mère voulait que je sois docteur !”. Grandiose et dangereusement susceptible de vous déconcentrer dans les moments ardus; ce qui pourrait source de ridicule enrichit l’atmosphère du jeu.

Pour finir avec l’impressionante homogénéité de Halo, on appréciera aussi la logique limpide et imparable de sa trame, directe et linéaire qui donne le sentiment de jouer une seule et même mission tout en variant les décors et en multipliant les rebondissements. Un travail scénaristique d’autant plus réussi qu’il sait rester discret.

D’une prise en main immédiate, le FPS enrichi son gameplay par la possibilité de piloter des véhicules et SURTOUT de penser ses actions en terme de coopération véritable. Il s’agit presque davantage d’une simulation de guerrilla (à reprocher de Starship Troopers). On doit également gérer intelligemment son équipement puisque seules deux armes peuvent être portées en même temps : libre à vous d’en échanger une avec celles que vous trouverez sur vos ennemis abattus. Au final, à travers quelques commandes simples, l’impression de liberté s’avère bluffante et vous plonge dans l’aventure comme peu de doom-like ont su le faire. Halo est une date du FPS et un pur moment de bonheur.

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