Tous savoir de Call of Duty

Tous savoir de Call of Duty

Période de Noël 2013. Un jeune mec file dans sa chambre pour profiter du temps qu’il a devant lui pour jouer en ligne sur le dernier Call of Duty, il profite deux minutes du FFA pour finalement se connecter avec ses amis et affronter une équipe. Comme des dizaines de milliers d’autres, il fait de la compétition sur CoD, l’un des jeux les plus vendus et les plus critiqués de ces cinq dernières années et qui depuis 4 ans fait exploser la vision des joueurs sur la présence de l’esport sur console. Au mois de novembre, la série a fêté ses dix ans et elle truste toujours le top des ventes, chaque année c’est la même rengaine … Mais la saga va-t-elle si bien ? Zoom sur CoD et ses effets dans l’esport.

La genèse de Call of Duty

Pour comprendre comment la série à pu arriver là où elle est, il faut remonter aux origines, et le début pour Call of Duty, c’est Medal of Honor. Medal of Honor, sorti sur Playstation en 1999 par DreamWork Interactive, et édité par Electronic Arts, proposait une feature intéressante pour l’époque : les allemands jouaient au foot avec les grenades. DreamWorks influencé par le succès planétaire du film “Il faut sauver le soldat Ryan” et l’IA du premier Half-Life va sortir sur la console la plus installée à l’époque -la Playstation- un FPS sortant du lot. Le jeu a un succès critique et commercial intéressant, si bien qu’une suite “Medal of Honor : Resistance” arrivera rapidement, toujours sur la console de Sony l’année suivante tout en proposant des graphismes améliorés. En 2000, EA qui jusque là était éditeur pour DreamWorks Interactive rachète ce dernier et le fusionne avec EA Pacific (et Westwood Studios). C’est l’occasion pour quelques employés de partir et rejoindre un autre développeur : 2015.

Le studio va pour le compte d’Electronic Arts sortir un nouvel et troisième épisode nommé “Medal of Honor : Débarquement allié” mais la Playstation 2 n’est pas assez puissante et 2015 travaille sur des projets PC.

Le troisième opus qui sortira sur ordinateur en 2002 va être le point d’orgue de la série, puisqu’avec un gameplay travaillé de séquences énormes mais aussi un mode multijoueurs hyper joué et une communauté à la fois fan de deuxième guerre mondiale et de compétitions. De plus, le jeu profitera de deux extensions élargissant le gameplay à plusieurs. Mais le suivi de fond du jeu va être indirectement raccourci par EA qui va proposer un deal à 2015 : travailler sur Medal of Honor et développer la licence.

Malheureusement, l’idée ne plaît pas à tous et un certain nombre d’employés ne sont pas tout à fait d’accord, et décident de quitter le studio. Parmi ces employés, il y a Vince Zampella et Jason West qui partiront avec une idée en tête : fonder un nouveau studio : c’est ainsi qu’est né Infinity Ward. Mais IW n’a pas fait les choses n’importe comment et à défaut d’EA comme éditeur, ils sont allés voir un autre grand éditeur : Activision pour sortir leur futur jeu. Et de prévu, il y en a un et il rappelle fortement Medal of Honor puisqu’il se déroule en pleine seconde guerre mondiale. Il se nomme Call of Duty.

Le premier CoD qui reprend le gros du gameplay de MoH va avoir un succès suffisamment important pour l’année 2003 qu’il va être accompagné par deux add-ons mais coté multijoueurs, les joueurs ne sont pas tous au rendez-vous, principalement car le jeu ne s’est pas suffisamment vendu (400.000 exemplaires) pour créer une scène importante. Malgré le succès critique du jeu, beaucoup sont encore très occupés avec Medal of Honor, la ressemblance est assez mal perçue à l’époque et le titre est pris pour un énième clone.

C’est avec sa suite que Call of Duty va remporter ses premières lettres de noblesses dans l’esport. Le jeu qui sort en 2005 va être très vite adopté par les compétiteurs à travers le monde. Le titre qui utilise une version modifiée du moteur de Quake 3 dispose d’un netcode efficace et d’une personnalisation par le joueur assez importante, le niveau européen y est assez élevé et les français ne sont d’ailleurs pas les derniers. C’est à partir de ce moment que la licence va changer sans pour autant que cela se ressente pour les joueurs. Call of Duty 2 ayant eu un gros succès, Activision qui s’occupe d’éditer les jeux va proposer un deal long terme à Infinity Ward. L’éditeur s’engage à financer les deux prochains épisodes de la série, mais il faut qu’ils sortent en deux ans, deux années que Infinity Ward n’a pas, c’est pour cela que Treyarch est appelé en renfort.

Treyarch va développer Call of Duty 3 pendant qu’Infinity Ward se mettra au travail sur CoD4. Call of Duty 3 : Road to Paris sort sur toutes les consoles de l’époque et sera en théorie le dernier titre de la saga se déroulant pendant la seconde guerre mondiale pour trois raisons : le titre est moyen, il se vend mal et CoD4 influencera définitivement la série.

La série a donc bien besoin de renouveau, elle qui arrive après des jeux qui ont tiré sur cette corde qu’est la seconde guerre mondiale. Car il n’y avait pas que CoD, la série des Medal of Honor à continué vers les gouffres du gameplay pendant onze épisodes après “Débarquement allié” suivi de près par les beaux mais creux “Brothers in Arms” face à deux Day of Defeat équilibrés, un très bon Wolfenstein : Enemy Territory distribué gratuitement … mais aussi le premier Battlefield et ses extensions… nous reparlerons de ce dernier un peu plus tard. En tout, entre 1999 et 2007, il est sorti toutes plateformes confondues pratiquement quarante FPS sur la meurtrière WWII.

La montée de l’esport

Call of Duty 4 : Modern Warfare est le renouveau de la série, développé à l’origine comme une sorte de spin-off, il place le joueur dans un conflit armé sur fond d’enjeux géopolitiques et le balade aux quatre coins de la planète. Si les FPS en pleine seconde guerre mondiale plaisent, ce n’est rien face aux ambiances des guerres modernes qui proposent des armes révélant de multiples possibilités de jeu. Et ces possibilités se dévoilent dans un mode multijoueurs rapide et nerveux. Récupérant les déçus de Battlefield 2 qui n’aiment pas l’aspect véhicules, la communauté multijoueurs de CoD4 explose et dévoile rapidement et au grand jour sa communauté esportive fidèle depuis le deuxième épisode. L’intégration dans les plus grosses LAN européennes se fait très vite malgré une année chargée en sorties FPS sur PC et orientés compétition dont il sera indéniablement le grand gagnant cette année là.

Mais quelque chose est en marche. Le jeu qui est très bon est également sorti sur les consoles de septième génération et les joueurs présents sur ces nouveaux supports rêvent aussi de compétition et de podiums. C’est ainsi qu’un embryon de communauté sur console va se former début 2008, si bien que la MLG va placer le jeu aux côtés du FPS historique de l’organisateur : Halo. Ainsi, l’organisation sera pionnière sur l’adoption de la franchise alors qu’Halo, jeu phare de l’époque commençait déjà à montrer des signes de surexploitation par son éditeur, ce qui se ressentait dans l’engagement esportif.

De plus Activision, lui, travaille déjà sur le 5ème épisode de CoD, et va par ce biais créer une certaine volatilité des joueurs et par extension une instabilité des équipes, les esportifs de la saga n’était à l’époque pas habitués à switcher d’année en année. Cette instabilité est à moitié justifiée, car CoD 5 a deux aspects bien particuliers dans son époque : c’est un jeu qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale alors que la mode WWII est usée jusqu’à la corde, second point, le jeu est développé par Treyarch et les qualités intrinsèques du titre sont plus que discutables : le public et les esportifs sont en plein dans les effets pervers de l’exploitation de licence mais Activision va revoir sa copie et ce sera le dernier jeu pendant la WWII surtout après le succès de CoD4:MW. Pendant ce temps, la compétition s’est renforcée en Europe sur le 4ème opus et en LAN comme en ligne sur Clanbase et sur l’ESL le jeu prend son essor et attire des joueurs de la série Counter-Strike par la ressemblance de ces objectifs à base de pose de bombe (initié depuis le deuxième CoD). La communauté est vivante et réactive, même comparativement à une autre étoile montante de l’esport Team Fortress 2; qui lui est très suivi par les équipes de Valve.

C’est en 2009 que va se créer la scission pour la saga. Call of Duty 6 : Modern Warfare 2 développé par Infinity Ward va littéralement faire exploser la série sur console, tandis que sur PC l’effet est de moindre importance, mais le succès est au rendez-vous. Entres les fidèles et les nouveaux arrivants, la communauté esportive s’agrandit mécaniquement avec le nombre important de nouveaux joueurs. Le jeu est immédiatement adopté par la MLG aux États-Unis, le monde compétitif européen est lui, un peu plus incertain : sur PC, les compétitions de CoD4 et CoD6 vont souvent se jouer en parallèle mais le temps donnera raison au premier Modern Warfare; alors que sur console l’effet se ressent moins… les joueurs sont attentifs à ce qui se passe de l’autre coté de l’Atlantique si bien que des anglais vont fonder pendant l’été une initiative nommée Decerto pour concurrencer une direction discutable prise par la MLG sur CoD6.

La rupture et le glissement vers la console

L’innovation de Decerto est intéressante, au lieu de diviser les modes de jeu à succès, les règles les rapprochent en mixant la Capture de drapeau (CTF) et le mode Recherche & Destruction (S&D) en alternant les cartes, ce qui va permettre à CoD de ne vibrer que d’une seule voix et rencontrer un franc succès au sein de la communauté console. Alors que sur PC, les joueurs de CoD4 se renferment sur eux-mêmes, la taille de CoD sur console explose. En Europe, l’effet est immédiat, les organisateurs des LAN iSeries (Angleterre) adoptent ce format. Aux États-Unis le changement prend plus de temps principalement en raison de la MLG qui finira tout de même par choisir ce modèle.

C’est pourtant à cette époque qu’une vraie rupture va avoir lieu, non  pas dans le monde compétitif mais chez Infinity Ward. Les deux fondateurs du studio, Jason West et Zimpella vont être virés par Activision au début du mois de mars 2010. La (ou les) cause(s) sont obscures mais il semblerait que les deux anciens initiateurs de Call of Duty étaient un peu petit usés de travailler sur la licence et souhaitaient créer autre chose… Ce qui a été fomenté avec la direction de l’éditeur d’en face : Electronic Arts. Ainsi, une nouvelle société va être créée par nos deux fautifs et ce nouveau-ancien éditeur. Cette société fraichement créée s’appelle :

Pendant ce temps là, en France, Decerto conquiert les joueurs, la série Call of Duty règne alors sans partage sur les FPS console après une saga Halo qui ne se renouvelle pas suffisamment. L’énorme succès de l’épisode Black Ops joue en la faveur de Decerto qui profite d’un important effet mécanique pendant l’année suivante, et avec un succès commercial équivalent sur le 3ème épisode de Modern Warfare, le set de règles va définitivement confirmer son assise sur l’esport CoD. 2011 va être une très belle année pour Call of Duty puisqu’Activision qui suit de près sa poule aux œufs d’or et va organiser le tournoi CoD XP 2011 à Los Angeles qui sera récompensé d’un million de dollars dont 400.000 pour l’équipe qui prendra la première marche du podium. C’est la première fois dans l’esport qu’un éditeur propose autant en récompense d’une compétition auto-organisée. Ce tournoi va présenter une communauté forte, unie qui suit véritablement ses équipes stars quelques soit leurs origines, la compétition sera même le second événement le plus suivi sur la plateforme LiveStream à l’époque [1]. C’est aussi une évolution pour le public qui profite de Call of Duty en compétition, jusque là, il se fournissait en match principalement par le différé de YouTube et encore peu de diffusions lives mais le succès du streaming lors de cet événement fera même évoluer le mode spectateur dès l’épisode Black Ops II pour être pratique et avoir un suivi efficace des scores lors des rencontres.

Alors qu’en 2012 la génération Y, qui a adopté massivement Internet notamment grâce aux smartphones commence à suivre les stars de cette communauté compétitive sur les réseaux sociaux, le succès de la franchise Call of Duty sur la scène esportive console se fait de plus en plus indiscutable aux USA. L’Europe est un peu à la traîne mais suit timidement le mouvement en terme de nombre d’équipes. C’est seulement en fin d’année que Millenium recrute une line-up peu après la sortie de Call of Duty : Black Ops II alors que de nombreuses équipes du sub-top en possédaient déjà et essentiellement sur console. L’équipe française qui est très connue à l’international recrute une line-up skillée qui décollera en avril 2013 au bénéfice d’aAa après le Call of Duty Championship 2013 (qui est la suite du tournoi CoD XP 2011).

Mais alors que 2012 et 2013 n’ont fait que confirmer le succès esportif de Call of Duy, la franchise pourrait rencontrer dans un avenir très proche des difficultés de plus en plus importantes. Des difficultés dans l’esport pour Call of Duty après un énorme ESWC 2013 qui a même été soutenu par Activision ? C’est en effet un forte possibilité qu’annoncent certains signes avant-coureurs.

Le ralentissement

Alors que l’actualité des conflits moderne plaît indéniablement à la masse (pas d’extra-terrestres ou de robots à combattre), la lassitude en matière de gameplay pointe le bout de son nez dans un public qui est de plus en plus virulent face à ce manque de nouveautés. La série qui a commencé petit (400.000 exemplaires pour le premier) à bien grandi, il s’est vendu toutes plateformes confondues plus de 182 millions de jeux estampillés Call of Duty en dix ans. Un succès phénoménal qui s’érode, comme le montrent les chiffres de ventes du dernier épisode.

Mais il n’y a pas que cela, nombreux sont les journalistes et rédacteurs spécialisés dans le jeu vidéo qui s’interrogent quant aux qualités du titre sortant annuellement. Le reflet de cette tendance se fait notamment via metacritic qui additionne les notes de la presse vidéoludique. Et comme il est indéniable que ce ne sont pas les nouveautés qui alourdissent chaque nouvel épisode, de plus en plus de voix s’élèvent quant à la soupe qui est servie chaque année au mois de novembre. Le consensus actuel est clair : les notes baissent plus vite que les ventes de CoD ne déclinent malgré un important effet sur le dernier jeu sorti : Call of Duty : Ghosts.

Bleu : Ventes en millions d’exemplaires des différents épisodes / Rouge : Moyenne des notes (sur 100) de la presse / Orange : Moyenne des notes (sur 100) des critiques du public [2][3]

Car non seulement Call of Duty ne se vend plus aussi bien qu’avant mais en plus, il ne se vend ni plus aussi vite, ni autant dans la durée, ce qui pose logiquement problème à son éditeur. Le mouvement qui à commencé en 2012 a bien été anticipé par Activision multipliant les déclarations d’auto-congratulation dans la presse et jouant sur les mots en profitant de l’effet d’annonce pour rester dans le flou et forcer sa communication. Mais cette année, l’effet est un peu plus visible. Le dernier Call of Duty n’explose pas le plafond comme ces prédécesseurs et cela peut s’expliquer assez facilement. Alors que l’on parle de pratiquement -20% sur le dernier épisode, la concurrence est là, le véritable raz de marée GTA est passé et la sortie du cinquième opus à eu beaucoup d’effet sur le public habituel de CoD qui jouera moins, voir pas du tout à ce dernier car c’est aussi une question de budget pour un public qui n’a pas forcément l’âge d’avoir un portefeuille extensible.

La baisse est d’autant plus flagrante qu’avant, la franchise restait longtemps dans le top des ventes mais malgré une sortie avancée de quelques jours par rapport aux précédents épisodes, CoD : Ghosts perd des places dans certains pays ou se vend moins que les années d’avant. Pourtant, en apparence, le dernier CoD se vend mieux au total que Black Ops II. Comparable ? C’est tout à fait normal, la transition sur la huitième génération de consoles favorise deux facteurs, celui de la sécurité et la direction prise du client vers une franchise connue face un line up de sortie maigre comme pour chaque nouvelle console. Second facteur, celui de la guerre que s’opposent Sony et Microsoft pour leurs plateformes, la franchise était connue pour être très jouée compétitivement en ligne sur la XBox 360, alors que la PS3 faisait pâle copie à côté, la tendance c’est ici inversée avec le bad buzz de la XBox One et la bonne image dont profite la PS4 qui à la version du jeu qui est techniquement supérieure. D’ailleurs, la fidélité du public face aux chiffres de ventes du derniers opus sont assez parlant.

Représentation des ventes (en millions d’exemplaires) de CoD : Ghosts sur chaque plateforme [2.2]

En plus d’être intéressants sur l’aspect historique, ces chiffres reflètent une autre tendance importante : celle du changement générationnel. Cap que toute franchise construite sur une génération de console redoute. Celle du passage à la génération suivante et là, il faut bien dire : Call of Duty est mal placé, le changement arrive au pire moment pour la licence qui est sous le feu des critiques. Qu’il s’agisse du renouvellement du contenu et du gameplay ou de la technique, l’érosion naturelle de la cible du jeu se fait ou se fera au profit d’autres. Car le changement d’envie arrive souvent avec une nouvelle génération de machines et les gros titres n’arrivent jamais le jour J de l’arrivée des petites nouvelles, laissant le temps aux consoles fraîchement arrivées de s’installer, d’avoir un parc conséquent afin de vendre en masse et ainsi de revenir sur les investissements réalisés pour un jeu au budget important.

Ils s’appellent Watch Dogs, Metal Gear, Assassins Creed ou encore Elder Scrolls et sont tous déjà plus ou moins connus pour être de futurs best-sellers sur la prochaine génération, et c’est sans compter sur ceux qui ne sont pas encore annoncés. Dans l’esport, les concurrents sur le même segment sont également tous trouvés, ils se nomment Battlefield, Destiny ou encore Titanfall, des créateurs originels de CoD.

Battlefield 4

Le premier qui a un cycle de vie de deux ans avant un nouvel épisode ponctue sa vie de DLC réguliers. Battlefield qui est le concurrent le plus direct et la baisse des ventes de CoD est souvent amputé aux efforts que fait son développeur, DICE pour se démarquer, notamment sur le plan technique et bien que la sortie du quatrième épisode soit entaché de problèmes techniques, il est sur qu’il soit en pleine montée de succès et de reconnaissance profitant du troisième épisode qui s’est vendu à plus de 16 millions d’exemplaires (hors démat’). Le jeu qui est principalement joué sur PC lorsqu’il s’agit d’esport est aussi très apprécié sur console.

Le cas de Destiny est lui, plus singulier; c’est un MMO-FPS en Mungle [4] développé par Bungie, les créateurs de Halo, qui sera édité par Activision. L’éditeur annonce la couleur : le jeu qui se déroulera dans un univers de science-fiction aura un cycle de vie de dix ans et le PvP sera fortement présent avec de nombreuses zones dédiées ce qui a de quoi conforter les fans d’esport. Les investissements sont en conséquence, puisque 500 personnes travaillent sur les titres (l’univers prendra la forme d’une saga). Le premier titre sortira sur toutes les consoles de 7ème et 8ème génération mais pas sur PC !

Titanfall profite lui, de l’expérience et de la renommée de Vince Zimpella, le créateur des premiers Call of Duty (Jason West à lui, quitté Respawn Entertainement en mars 2013) mais aussi du plus gros du studio Infinity Ward d’origine qui est parti en même temps, lorsque Respawn fut créé. EA met d’importants moyens pour le développer et compte travailler sur de nombreuses suites mais Respawn, le studio, a bien plus de libertés que DICE (Battlefield) par exemple. Comme Call of Duty en son temps, il utilise une technique éculée capable de tourner sur de nombreuses machines mais le rendu (moteur graphique) et le netcode ont été modifiés. L’univers est futuriste et propose des Titans (des robots géants, à considérer comme des véhicules) laissant les combats probablement symétriques entre les camps mais d’apparence déséquilibrées à un instant T. Le public et la scène esportive est relativement curieuse face à ce jeu qui sortira sur XBox One et PC.

Pourtant, et malgré cette concurrence, la volatilité des joueurs et du public d’une saga comme Call of Duty -qui est indéniablement un cas d’école- reste à prouver malgré un public relativement jeune qui se trouve de nouvelles passions rapidement. Il se pourrait bien que la lassitude des acheteurs pose la question d’un effet mécanique sur le nombre de vues en streaming et de la force de frappe que cela représente; tirant vers le haut de manière exponentielle la difficulté à trouver des appuis pour cette série dans le milieu esportif.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *