Test – Dragon Age Inquisition

Test – Dragon Age Inquisition

Alors que les ténèbres envahissent le monde, vous êtes sa seule lueur d’espoir. Voici le test de Dragon Age Inquisition. La Chantrie est en ruine, mages et templiers ont fait sécession, plongeant Thédas dans une guerre sanglante. La Divine Justinia, autorité suprême de ce qu’il reste de la Chantrie fit appel à un Conclave regroupant les autorités des deux parties : mages et templiers. Réunis au Saint Temple Cinéraire d’Andrasté, l’impensable se produisit : le Temple explosa et la déflagration brisa le voile, la frontière entre l’univers matériel et l’immatériel… Et vous êtes le/la seul(e) survivant(e) !

Le troisième opus de la saga Dragon Age Inquisition

Lancée en 2009, la saga Dragon Age est l’un des plus gros succès des studios Bioware, avec Mass Effect. Dire que Dragon Age Inquisition était attendu au tournant après l’échec de Dragon Age II est un doux euphémisme. Conspué pour son orientation trop orientée sur l’action, les gens de Bioware ont pris en compte cette critique avec le retour de la caméra tactique. La caméra tactique, déjà présente dans Dragon Age : Origins, permet de mettre le combat en pause pour donner des ordres à ses équipiers… surtout si vous activez l’option du « tir allié », elle vous permettra de placer plus judicieusement vos boules de feu et autres capacités de zone.Affiche Dragon Age Inquisition Mais revenons au début. Vous allez incarner un nouvel avatar : après le Garde des Ombres de Dragon Age Origins, le Héraut de Kirkwal dans Dragon Age II, cette fois vous entrez dans la peau du survivant du Conclave et menez l’Inquisition. Les joueurs avaient reproché le manque de possibilités lors de la création, surtout au niveau du choix de la race du personnage. Dans Dragon Age Inquisition, cette possibilité s’est même élargie : outre les humains, les nains (résistants à la magie), les elfes (peuple vivant en bas de l’échelle sociale), une nouvelle option s’offre à vous : les Qunaris !

Des paysages à couper le souffle.

Disponible sur PS4, Xbox One, PS3 et Xbox 360, c’est mon PC que j’ai utilisé pour réaliser le test du jeu, avec la configuration suivante :

* Processeur graphique : GeForce GTX 580

* Processeur : Intel®Core™ i7-2600k CPU @ 3.40GHz

* Mémoire : 12.00 Go de RAM

* Résolution actuelle : 2715 x 1527, 60 Hz

Ma première constatation sur Dragon Age Inquisition, c’est de me rendre compte à quel point Bioware avait bien travaillé sur le moteur graphique et, même si je n’y joue pas avec les détails à fond, c’est très beau ! Les ombres et les effets de lumières sont particulièrement réussis. J’ai beaucoup apprécié suivre les lueurs dégagées par une boule de feu sur les murs et ses reflets dans l’eau. Ensuite, j’ai trouvé le système de combat très bordélique surtout si vous jouez au corps à corps. Le gameplay est très clairement orienté console et si la hit-box de votre personnage n’est pas collée à celle de votre cible, vos attaques finiront dans le vide. Ce n’est pas comme dans les autres épisodes de la série, où les personnages-joueurs suivaient les ennemis pour leur taper dessus. La bande sonore est également très réussie et rythme à merveille les phases de jeu, mais devient trop discrète lorsqu’on est pris par l’action.

Il était une fois…

Ce qui fait la force de Dragon Age – et surtout de Bioware – c’est sa capacité à raconter une histoire surprenante centrée sur le joueur. De nombreux retournements de situations vont vous surprendre et vos choix seront déterminants pour la suite de l’aventure et auront un impact beaucoup plus important sur la suite que dans les précédents épisodes ! Car dans Dragon Age Inquisition, vous allez gérer l’avenir de Thédas. Vos compagnons ne sont pas de vulgaires pions. Ils ont chacun une personnalité distincte et j’ai pris beaucoup de plaisir – et certaines barres de rire – lorsqu’ils discutaient entre eux lors de l’exploration des cartes. Pensez à changer régulièrement la composition de votre équipe afin de pouvoir découvrir les réparties de vos compagnons. Vous retrouverez également certaines figures connues des autres Dragon Age, comme Varric, Lelianna ou… et bien, je vous laisse le découvrir. Les romances sont toujours d’actualité et vous n’aurez que l’embarras du choix.

J’ai juste été un peu déçu que les choix réalisés dans les autres épisodes de Dragon Age n’aient pas d’avantages d’impacts sur l’évolution de l’histoire. Si vous n’avez pas eu l’occasion de jouer à Dragon Age Origins ou Dragon Age II, Bioware a mis à disposition le Dragon Age Keep, qui permet de remodeler l’histoire à votre goût – sans avoir besoin de vous retaper toute l’histoire des deux précédents épisodes non plus.

Une exploration un peu creuse.

Electronics Arts et Bioware avaient promis des cartes plus grandes que dans les précédents opus et c’est chose faite ! L’exploration et la collecte de ressources vous prendront la majorité de votre temps de jeu. L’ajout à la mode d’une composante MMO dans les jeux de rôle est des plus frustrantes : devoir ratisser les cartes de bout en bout pour réunir des composants afin de fabriquer potions, armures et armes. La table d’état-major est un ajout intéressant et l’on passera beaucoup de temps à analyser les choix qui s’offrent à nous : la voie diplomatique, de l’espionnage ou militaire… et cela peut avoir des conséquences sur vos relations et/ou sur les récompenses de missions.

Malheureusement le jeu m’a semblé très creux si l’on écarte l’histoire principale. Les quêtes secondaires sont vraiment anecdotiques et peu intéressantes, seules celles de vos compagnons – hélas trop rares – viennent relever un peu le niveau. Comptez une dizaine d’heure si vous vous concentrez seulement sur l’histoire de Dragon Age Inquisition, mais si vous explorez et tentez de réussir les objectifs secondaires alors vous en aurez pour une centaine d’heures… Sans compter les temps de chargements trop long à mon goût ! Dernier bémol : le combat final à vraiment été une déception pour moi. J’ai trouvé plus difficile la lutte contre les dragons parsemant les cartes que la Némésis de l’Inquisiteur – qui au passage, possède vraiment une forte personnalité et la capacité de nous faire douter de nos chances de réussite.

Au final, je me suis beaucoup amusé dans Dragon Age Inquisition. L’histoire est vraiment prenante, les coéquipiers amusants et je n’ai pas voulu que cela se termine trop tôt. La préfaisabilité de jeu est grande, les choix proposés étant multiples. A noter qu’une option multijoueur – non testée de mon côté – est disponible pour augmenter la durée de vie du jeu.

ON AIME
  • L’histoire
  • Les graphismes soignés
  • Les dialogues entre les compagnons
ON AIME MOINS
  • Les choix des précédents opus sans réels impacts sur l’aventure
  • Des musiques trop discrètes
  • La composante MMO incluse dans le jeu

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