PS4 VS XBOX ONE : « Le Choc des Titans ? »

PS4 VS XBOX ONE : « Le Choc des Titans ? »

Ancrée durablement dans les traditions de notre société, la sortie de nouvelles générations de consoles de jeux a marqué chaque décennie, avec généralement une machine sortant du lot grâce à son catalogue de jeu et les nouveautés qu’elle apporte dans l’expérience du joueur. Nécessairement, le marché n’a cessé d’évoluer et les géants d’hier ne sont plus ou prou dans la course (Sega, Nintendo, etc.), proposant aux joueurs des expériences en marge de la course aux technologies qui sévit aujourd’hui entre les deux leaders du marché : Sony et Microsoft. Alors bien sur la plateforme PC est toujours présente, plus que jamais même, mais cela reste avant tout une plateforme d’élite, comme les joueurs aiment à le penser, regardant d’un œil distrait et parfois envieux les batailles menées par ces machines, certes moins puissantes et peut-être moins maniable pour certains jeux, mais plus communautaire et mettant sur un pied d’égalité les joueurs entre eux, contrairement au PC où l’expérience de jeu dépend de la bourse du joueur.

En 2001, lorsque sort la Xbox, première du nom, elle a du mal à s’imposer. Sa taille colossale, la richesse du catalogue de Sony et de Nintendo joue contre elle, sans parler de leur réputation qui contrairement à elle s’appuie sur des années de jeux incontournables. Et pourtant grâce à quelques titres phares (Halo en tête), une puissance technique assez hallucinante et une ouverture sur des modes online jusqu’à présent quasi-inédits, la console de Microsoft séduit et se retrouve très vite dans la course.

En 2005, Microsoft tape fort, très fort avec la sortie de sa console un an avant celle de Sony, avec qui plus est des titres fort dans son catalogue et un bond technique ahurissant pour l’époque. Le géant japonais, quant à lui, peine trop sûr de lui et de la fidélité des joueurs, il manque le coche avec la PS3, entre autre en raison de son coût démesuré (650 euros en 2006 à sa sortie) et de son faible catalogue (Heavenly Sword et Motorstorm). Heureusement, avec le temps Sony parvient à se montrer compétitif et à séduire le public, grâce à des studios forts, des jeux dantesques en exclusivité (God Of War IIIUnchartedHeavy RainMetal Gear Solid IV, etc.) et son lecteur Blu-ray, un plus non négligeable (à noter que Microsoft, lui, avait misé sur le HD-DVD qui, en raison de l’association d’Universal au support Blu-ray, a perdu la bataille des supports). Aujourd’hui, huit ans et une génération pour le moins épique plus tard, les deux consoles level-up ! Et, elles l’ont bien méritée, le joueur aussi d’ailleurs. En France, la Xbox One sort le 22 novembre et la PS4 le 29 novembre et les batailles et piques n’ont jamais été aussi intense. Il faut dire que tous les salons consacrés aux jeux vidéo de ces derniers mois étaient tournées vers ces consoles et les communiqués pas toujours très bien structurés, donnant une fois encore l’avantage à Sony, là où les deux produits sont pourtant de très bonne qualité, faute d’être sur un pied d’égalité.

Aujourd’hui, alors que les deux consoles sont officiellement sorties depuis quelques jours (semaines maintenant), sur CineHeroes nous avons la chance d’avoir les deux. On vous dit donc absolument tout ce que vous voulez savoir sur les deux machines et sur les jeux phares de leurs lancements. Préparez-vous, ça va être sportif.

Du déballage au démarrage

Depuis leurs annonces les deux consoles sont constamment l’objet de tests comparatifs, dont le but est de vainement déterminer laquelle des deux machines est à même de fournir la sacro-sainte expérience de jeu ultime, laquelle est la seule vraie console des « Gamers » et mec dans le vent. Soyons honnête, de tels comparatifs en plus d’être puéril sont vain et s’apparente à de vulgaires concours de « bites ». Sans prétention aucune, nous nous refusons donc d’alimenter ces débats, de tels dossiers existent par dizaine et notre but ici n’est pas de bêtement recopier ce qui a déjà été dit, mais de partager nos impressions et émotions lors de la plongée dans les expériences proposées par ces deux machines. Sur la précédente génération nous n’avions pas de préférence, pas plus que sur celle-ci, les deux sont de très bonnes machines et proposent une expérience certes différentes, mais tout aussi enrichissante l’une que l’autre en fonction des attentes de chacun.

Après ce petit laïus, commençons par le commencement, c’est-à-dire le déballage des deux monstres. Côtés Microsoft, on a le droit à une énorme boite reflétant parfaitement la taille conséquente de la console et de ses accessoires, mais aussi la largeur de l’expérience proposée au joueurs ayant choisi la Xbox One. On trouve dans le fameux pack : la console, imposante (3.8 kilos), le capteur Kinect 2.0 qui se pose dorénavant comme l’outil indispensable à une expérience de jeu complète, un câble HDMI, un « gros » câble d’alimentation, un manette à pile dont le design a été revu et corrigé par rapport à celle de la Xbox 360, un casque de chat et en option un jeu en version dématérialisé, si l’acheteur a opté pour un pack bundle.

Chez Sony, c’est plus épuré, comme leur proposition de jeux (mais nous y reviendrons), un pack fin et léger renfermant une console à la forme art déco très légère, une toute nouvelle manette (la Dual Shock 4), un petit câble d’alimentation, un câble HDMI et ce qui semble être un casque de chat à la forme cheap plutôt déstabilisante.

Petite, mais costaud la console de Sony cache bien son jeu et, derrière ses airs de jouet, se cache une console puissante qui démarre au quart de tour pour mieux entrainer le joueur au cœur de son catalogue de jeux. En effet, la PS4 est très réactive, son bouton d’allumage tactile répond très bien, quant à l’installation de la console, elle est simple comme bonjour. Une fois allumée, quelque réglages de régions et de connexion wifi plus tard, une mise à jour monopolisera la console pendant une quinzaine de minute, après quoi le joueur pourra soit créer son compte soit uploader son compte Playstation Network déjà existant sur sa PS3 et/ou sa PsVita. Dans un cas comme dans l’autre vous pourrez choisir votre Avatar parmi une liste d’image beaucoup plus complète qu’auparavant, vous enregistrer sous votre nom et prénom si vous souhaitez associer votre compte à votre Facebook et ainsi partager vos activités et succès avec vos amis. A peine une vingtaine de minutes après le premier branchement de la console, celle-ci est donc fin prête à vous ouvrir les portes de l’expérience Next Gen et à accueillir un jeu. Chaque jeu ou mise à jour se fait par ailleurs en tache de fond, c’est d’ailleurs l’une des grosses nouveautés de ces consoles et il vous faudra attendre seulement quelques instants et une dizaine de « % » pour que le jeu se lance.

(Quel est le temps d’installation de ces deux consoles ? Réponse avec cette vidéo de Kotaku)

Côté Xbox One, l’installation et la mise en route sont, elles, beaucoup plus longue. Une fois les branchements d’usage faits, la console s’allume doucement mais surement et, après quelques secondes d’attente, surgit l’icône « Xbox One » sur le fond vert caractéristique des consoles de Microsoft. Après une nouvelle minute d’attente, viennent ensuite les habituels réglages de région et de Connexion Wifi, après lesquels une mise à jour de 508Mo se lance, de quoi occuper la console pendant une dizaine de minutes en fonction de la connexion de chacun. Une fois terminée, la console redémarre et vous demande de configurer le Kinect. Les possesseurs de la première génération de Kinect sur Xbox 360 ne seront pas dépaysé, les tests sont quasi-identiques (test de son, de de voix, d’environnement sonore, etc.). Une fois tout ceci scrupuleusement configuré, le système nous demande de choisir entre une configuration en mode « économie d’énergie », où le démarrage se fait de manière plus lente et un mode normal avec démarrage et fonctionnalités optimales. Le choix vous appartient, sachant que la console de Microsoft consomme plus que son ainé et que son conçurent (environ 18euros de plus sur la facture d’électricité à la fin de l’année). Après tout ça et une grosse vingtaine de minutes plus tard il est enfin temps de rentrer ses préférences de profil et donc soit créer un compte avec une adresse mail et un mot de passe auquel il faudra joindre avatar, photo de profil et Bio, ou tout simplement récupérer son profil Xbox 360 en entrant l’adresse mail et le mot de passe associés à son compte. Nous voilà donc sur l’interface, prêt à lancer le jeu et, comme la PS4, la Xbox One installe obligatoirement les jeux et si ici aussi l’installation peut s’effectuer en tache de fond, l’attente du pourcentage nécessaire au lancement du jeu est plus longue que chez Sony.La Personnalisation

Toutefois, le temps passé à attendre devant la Xbox One est contrebalancé par le large contenu que celle-ci propose. Nombreux sont ceux qui reproche à l’interface de la Xbox One son manque de lisibilité et pourtant, elle est optimale. Certes, les options et les interfaces sont moins nombreuses, mais toutes s’articulent avec soin autour de la page d’accueil et de ses cases semblables à celle de Windows 8. On bascule entre les différentes applications d’une simple pression sur le bouton central de la manette, ou avec la commande vocale adaptée. Tout est fait pour que le joueur puisse naviguer de façon intuitive et reflète la logique communautaire de Microsoft sur cette nouvelle génération, chaque interface étant au début classée en fonction des appréciations de la liste d’amis et de la communauté, avant que le joueur ne construise lui-même sa propre interface en fonction de ses affinités. Avec la touche option on peut effectivement épingler sur l’accueil les applications et jeux de notre choix afin de faciliter encore plus la navigation et l’accès à nos activités préférées. Mais ça ne s’arrête pas là, couleur d’accueil, personnalisation des icônes, de l’image de profil et de son avatar, sans parler de ses groupes d’amis, tout ce qui apparait à l’écran sur Xbox One est personnalisable.

Chez Sony par contre c’est beaucoup moins glamour. Articulant ses communiqués, sa campagne promotionnelle et visiblement sa console autour d’une expérience réservée exclusivement aux joueurs (« Only 4 Players »), Sony en a presque oublier de peaufiner l’emballage. L’interface sur fond bleu (la couleur de Sony) se révèle pour le moment fermée à toute forme de personnalisation. Elle se présente sous la forme de deux lignes : la première est réservée au système (profil, succès, paramètres, PSN, etc.) et l’autre aux applications du joueur qui se range toute seule de la plus utilisée à la moins populaire donc. L’interface est pratique du fait de son épuration, mais elle manque cruellement d’identité et d’option de personnalisation. Seule le profil du joueur avec une maigre image d’avatar, une bio et une liste d’amis, laisse la main aux joueurs.

A vos manettes !

Et la manette dans tout ça ? Et oui parce que c’est quand même l’une des choses les plus importantes d’une console. Côté Sony, la Dualshock 4 fonctionne toujours sur batterie, avec en plus un câble de rechargement, malheureusement toujours aussi court. En dépit de ce que l’on aurait pu craindre, cette nouvelle manette se révèle particulièrement ergonomique. Tout aussi légère que la Dualshock 3, mais légèrement plus grande, elle a cette fois la bonne idée de proposer une deuxième gâchette (L2/R2) plus basse et plus profonde, garantissant une prise en main beaucoup plus instinctive. En ce qui concerne les touches, aucun changements notables, ni même au niveau de la croix directionnelle. En revanche, les sticks analogiques ont été revus afin de répondre de façon beaucoup plus fluide aux mouvements des joueurs. Mais les plus gros changements au niveau de la manette viennent du pad numérique et des deux touches qui l’accompagnent. Oublier les boutons « Select » et « Start », ils disparaissent et laissent leur place tout d’abord à une touche « Share », très pratique pour le partage des parties avec la communauté, où avec ses amis via les réseaux sociaux (Sony se jette en plein dans l’expérience communautaire là où sa précédente console était tout sauf ergonomique quand il s’agissait de multi-joueurs et de partage). L’autre touche se nomme elle « Option » et correspond ni plus ni moins au bouton « Start » de la Dualshock 3. Pour ce qui est du Pad numérique, pour le moment dans les jeux que nous avons pu tester en long en large et en travers (à savoir Killzone Shadow Fall et Knack sur lesquels nous reviendront), son utilité est soit nulle, soit très limité en raison de son interaction pour le moment très réduite et de son extrême réactivité.

Coté Xbox One, la manette se révèle aux antipodes des multiples changements et innovations entreprises par Microsoft, avec une manette sensiblement identique à la manette de la Xbox 360. Un bon point, puisque le pad Xbox 360 était déjà très bon. Ce qui fait qu’ici on tient peut-être le meilleur contrôleur jamais sorti sur consoles. Sa texture est rugueuse en dessous et lisse au-dessus, renforçant ainsi la prise en main et ses sticks en creux particulièrement intuitifs. Les gâchettes profitent également d’un moteur de vibration dédié, très convaincant et ce quel que soit les jeux de Ryse : Son Of Rome (tension lors des tirs de lances), Forza Motorsport (résistance des Pneus), ou encore Dead Rising 3 (fragilité de l’arme en cours d’utilisation). Lors des premières sessions de jeu on observe un léger cliquetis mécanique sur les touches de tranche LB/RB, qui peut dérouter surtout les habitués des anciennes touches, mais rien de grave.

Gadgets à gogo  dans le jeu!

Et outre la très grande qualité de la manette originelle, l’absence de changement majeure sur la manette de la Xbox One vient surtout du fait qu’elle s’ouvre sur de nombreuses autres options de divertissement. Tout d’abord l’enregistrement des vidéos. L’une des nouveautés de la Xbox One, comme de la PS4, est bien évidemment l’enregistrement de vidéos « In Game ». Cette fonctionnalité fonctionne grâce au concours de plusieurs applications, allant de l’enregistrement brut à la sauvegarde et au partage en passant par la personnalisation. A tout moment d’une simple commande vocale (« Xbox, Enregistre cet élément »), ou d’un passage par le menu, le joueur pourra demander la capture des trente dernières secondes de jeu et ainsi immortaliser un succès, un frag, ou un combo spectaculaire. L’extrait rejoint ainsi notre espace de stockage. On peut faire la même chose avec des séquences plus longues (jusqu’à 5minutes) en passant par l’application « Jeux DVR » qui peut être ancré à tout moment sur l’écran pendant le jeu. Il est ensuite possible avec l’application « Upload Studio » de monter très simplement les extraits et de les personnaliser (filtres, commentaires, effets de montages, etc.), avant de les stocker et de les partager via « Skydrive ».

Tout naturellement, nous allons vous parler maintenant de l’intégration multimédia de la console. Depuis le début de sa campagne promotionnelle, bien avant que celle-ci se nomme Xbox One, la console de Microsoft mettait en avant son ouverture multimédia et sa volonté de réunir tous les appareils du quotidien en une seule et même machine. La console est pensée pour être justement bien plus qu’une simple console de jeu. Aux États-Unis, elle permet d’accéder à Netflix et Amazon Video et à des chaînes payantes. En France même constat avec Canal +/Infinity, Orange TV, SFR TV, My TF1, etc., le tout réuni sur une seule et même interface, le « OneGuide » qui comme sur les autres interfaces brille par sa simplicité et sa personnalisation. Pratique, quand on cherche à avoir une vue d’ensemble des programmes TV à regarder. Pour la musique, même combat, mais avec cette fois une application dédiée et payante en abonnement mensuel. La Xbox One est compatible avec le DLNA (DLNA définit un standard de compatibilité permettant la lecture, le partage et le contrôle d’appareils multimédia indépendamment de leur marque ou de leur nature), autorisant ainsi les appareils compatibles à streamer directement sur la console (Téléphone, Tablettes, Box Tv, ou encore Xbox 360). Grâce à son interface multitâche la console permet ainsi sans aucune latence de passer d’un jeu à la télévision, ou tout autre contenu, et même de pouvoir ancrer ceux-ci, l’écran se scindant en deux parties (75/25). Idéal pour les personnes voulant jeter un œil sur un programme TV sans perdre de de vu la partie en cours.

Et c’est d’autant plus pratique que tout ceci et bien d’autres choses peuvent être commandées vocalement sur la Xbox One. Grâce à des commandes prédéfinies il est très facile d’allumer, d’éteindre la console, de switcher entre les applications, d’en ancrer d’autres sans avoir par exemple à mettre la partie sur pause, ou encore de changer de profil joueur à distance. Et force est d’admettre que tout cela répond vraiment très bien, sous couvert de ne pas parler dans ses dents.

Et comme si cela ne suffisait pas, la camera de Microsoft synchronise le visage du joueur avec son corps. Le compte du joueur se connecte ainsi quasi-immédiatement dès qu’elle le détecte, le salut et le met en attente si un premier compte est déjà connecté. On ne parle évidemment pas des fonctions de la camera in game (commande vocale dans Dead Rising 3 et Ryse, détection de mouvement dans Kinect Sport ou encore Forza) qui rajoute en immersion et qui sont exclusif à la Xbox One, la camera chez le géant américain n’étant pas vendu séparément et faisant donc parti intégrante du développement des jeux.

Chez Sony on trouve la même fonctionnalité enregistrement, cette fois encore de façon plus épurée et moins personnalisable. Sony a rendu le partage de vidéos très simple grâce au bouton « Share » intégré à la manette de la PS4. Partager quelques minutes d’une partie sur Facebook (pour le moment) est donc simple comme bonjour, tout autant que le streaming via le service Twitch ou encore la possibilité de partager des captures d’écran via Twitter. Une simple pression sur le bouton Share et le tour est joué. En revanche, on ne peut ni accéder au vidéo, ni les modifier et ça, c’est pas cool !

Pour ce qui est de l’intégration des médias c’est du même acabit. La PS4 gère les contenus annexes, autres que les jeux, de la même manière que la PS3, c’est-à-dire de manière très intuitive via le PSN et le rangement après en dossier de vidéo et musique (« Vidéo Unlimited » et « Music Unlimited »). De même aux Etats Unis, on peut téléchargerl’application Netflix et ainsi avoir accès à ses contenus, mais elle ne sera pas intégrée en profondeur à la console. En France, pour le moment aucune fonctionnalité TV n’est disponible, juste un très bon système de VOD et de Musique payante soit de façon ponctuelle (en SD ou HD), soit sous forme d’abonnement. Malheureusement, la console ne gère pas le multitâche et si vous lancez une application, vous devrez fermer votre session de jeu, ce qui est très frustrant !

Enfin, la caméra, appelée très sobrement Playstation Camera et vendue séparément, elle est petite et fait un peu cheap avec sa simple fixation adhésive. Comme la Kinect elle scanne le visage du joueur et connecte son profil par ce biais. En revanche, elle n’offre aucune commande vocale et plus grave elle n’offre aucune fonctionnalité in game avec les jeux de lancement, y compris ses exclusivités. Comme son prédécesseur, le « Playstation Eye », la « Playstation Camera » reste donc un accessoire facultatif contrairement à la Kinect 2.0 qui ose repenser le gameplay pour faire évoluer le jeu vidéo.

Tous en ligne !

Le combat est rude est chaque machine à donc ses avantages et ses inconvénients. Le choix va être ardu, d’autant que sur cette génération l’accès au mode en ligne est payant d’un côté comme de l’autre. La Xbox One reprend le service Xbox LIVE, décliné en version gratuite (Silver) donnant accès aux fonctionnalités de base, et en version payante (Gold) facturée environ 60€ l’année. Avec le Xbox LIVE Gold, vous allez pouvoir accéder aux fonctions de jeu en ligne, au service Upload Studio, au chat de groupe, etc. Comme sur Xbox 360, Microsoft annonce qu’il offrira sur Xbox One des réductions sur certains jeux aux membres Xbox LIVE Gold, ainsi qu’un accès anticipé à certaines démos, mais aussi et surtout à deux jeux gratuits chaque mois (pour le moment Killer Instinct), qu’il sera possible de conserver tant que le joueur sera abonné au Gold.

Coté Sony, Le PSN a subi pour la PS4 de lourdes transformations. Si l’on enlève les réductions et les jeux gratuits le Playstation +, sur PS3 n’était pas obligatoire. Sur PS4 c’est une autre paire de manche, puisqu’il faut aujourd’hui payer pour pouvoir jouer en ligne sur la console comme chez Microsoft. Mais ce n’est pas tout. En effet, dès son lancement la PS4 offre aux possesseurs de PS+, de nombreux jeux de qualité gratuitement (WarFrameContrastResoGunDC Online, etc.) et, dans un futur proche, des démos et autres bétas. Comme chez Microsoft l’abonnement fonctionne sur tous les supports Sony PS4, PS3 et PsVita pour 50Euros.

Par le biais de ces abonnements quasi-obligatoires, les deux consoles montrent bien leur volonté de se tourner de plus en plus vers le jeu en ligne, vers le dématérialisé ou encore vers les systèmes très controversés de DLC et autres micro-transactions. D’un autre côté, elles montrent aussi leur volonté de devenir d’immenses plateformes communautaires comme le PC l’est depuis longtemps. On l’a vu, le partage est partie intégrante de ses consoles que ce soit avec la communauté in game, mais aussi ses amis sur la toile grâce aux réseaux sociaux. Avec l’intégration directe de Facebook sur PS4 tout est très pratique et possède une vraie dimension humaine (les prénoms directement visible).

Coté Xbox on profite du même savoir-faire que sur la Xbox 360 avec un système de groupe et de chat intuitif en attendant la possibilité de fusionner son compte à ses réseaux sociaux favoris. Et, la possibilité de gérer son interface et d’interagir avec ses amis Xbox via son Smartphone ou tablette depuis l’application gratuite « Smartglass One » en rajoute une couche et se révèle mieux pensé, avec un système de notification, que sur la PS4.

Voilà, ce petit état des lieux maison est terminé on vous laisse le choix de décider quelle console est la plus adaptée à votre sensibilité et de notre côté on passe aux tests des jeux dans la deuxième partie de ce dossier « Next Gen » !

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