Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi

Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi

Depuis quelques années, Atari tel un Electronics Arts, nous sort un DBZ par an. Et comme chaque année, il est attendu de pied ferme. Nos attentes seront-elles comblées ? Va-t-il y avoir Broly SSJ4 avec le ruban du premier prix du plus gros bourrin d’Anime ? Mes chaussettes blanches ne jurent-elles pas avec mes chaussures noires ? Voilà autant de questions, si ce n’est plus, que chaque Gagaballien se pose depuis la précédente mouture. Et cette année, ce n’est pas Dimps qui nous pond la cuvée 2005, mais Spike (non pas celui de Buffy bande de nazes !).

3615 MY LIFE

C’est donc un jour avant la sortie officielle du jeu que je me suis dirigé en volant vers mon dealer de jeux habillé en Super Trunks pour lui subtiliser un exemplaire de Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi (DBZ Sparking au pays de fabien) que j’avais préalablement réservé. D’ailleurs j’ai même gagné un rhume en prime grâce à la collaboration du vent glacial. Je rentre chez moi tout aussi rapidement en évitant de justesse un avion, un nid d’hirondelle, la Team Rocket et le mur de chez moi (mais pas pour la précipitation de jouer, mais parce que j’avais envie d’aller aux toilettes).

Enfin ! J’ouvre la boite du jeu, insère la galette dans la console, et que vois-je ? Une jolie et sympatique intro bien dynamique sur fond de musique. Mais diantre !!! Où est la chanson japonaise ??? Au passage une carte à jouer DBZ représentant Goku se trouvait dans la boîte, mais tout le monde a eu la même, donc pas la peine de taxer celle des autres.

On est accueilli par Tortue Géniale qui nous propose dans son américain de vieux pépé de charger une partie ou d’en commencer une nouvelle. Soyons fous et commençons une nouvelle partie !

AU MENU CE SOIR

Ce que l’on peut dire, c’est que Spike n’a pas été radin en modes de jeux et diverses occupations :

Le Mode Portail qui peut s’apparenter au mode story du jeu et qui nous propose de revivre les batailles titanesques qui ont marqué la série selon les souvenirs de Shenron. Et comme ce bon vieux dragon était un peu bourré, il a même imaginé de nouveaux scénarios !

Le Mode Combat Ultime permet quand à lui permet de se la péter en foutant la bouillave à 100 autres combattants afin d’être le number One et de pouvoir draguer les meufs.

Le Mode Championnat qui permet de se fritter en tournois de 1 à 8 joueurs humains, selon des configurations de 8, 16 ou 32 participants, sans bien sûr oublier le Cell Game.

Le Mode Duel quand à lui est fait pour les mecs, c’est même Végéta qui le dit ! Il vous permettra de faire des face à face contre l’ordi ou contre un pote. Et si vous n’avez pas d’amis, et que vous n’êtes même pas votre propre ami, la solution est le mode CPU VS CPU, où l’on est spectateur. Inutile, mais incontournable !

Le Mode Entraînement, qui comme son nom ne l’indique peut-être pas forcément, permet de s’entraîner. Je l’avoue, c’était peut-être pas évident à deviner.

Le Mode Evolution Z quant à lui remplace la boutique à capsule des précédents épisodes et permet de gérer et même de fusionner des capsules afin de rendre son personnage plus puissant et gagner de nombreux bonus, les illustrations de personnages étant une petite encyclopédie des personnages de DBZ avec les noms des doubleurs américains et Japonais.

Et enfin les Options vous permettront de modifier certains paramètres tels que la langue parlée (un conseil pour vos oreilles et un meilleur plaisir de jeu, activez les voix japonaises. Ca paye pas de mine comme ça, mais ça change tout), le positionnement de l’écran, la difficulté du jeu, etc…

Chacuns de ces modes nous offre de jolis écrans de personnages de DBZ étant plus ou moins en relation avec le Mode joué. Ainsi Mister Popo, Végéta, Satan, le vieux Kaihoshin vous tiendront compagnie pendant vos excursions à travers les différents modes de jeu.

Maintenant prenons la manette en main et c’est parti !!!

KAMÉAMÉAAAAAAAAA… TCHOUM !

Tout jeu de baston qui se respecte se doit d’avoir un mode d’entraînement afin de se familliariser aux commandes et d’apprendre les diverses techniques. Et là grosse déception. On a droit à un simple didacticiel où l’on fait ce que l’on veut sans le savoir, ainsi qu’un mode permettant de visionner des vidéos montrant les diverses manoeuvres de déplacements et de coups. Cependant, impossible de s’y exercer suite aux explications. C’est quand même rageant, d’autant plus que le gameplay a radicalement changé par rapport aux précédents opus.

Ainsi la touche Triangle servira aux attaques d’energies, la touche Rond à la défense, la touche Croix aux déplacements rapides et la touche Carré aux enchaînements de coups de poings et de pieds. L2 servira à se charger en énergie, R1 et R2 permettront de modifier son altitude et enfin L1 permettra de locker son adversaire. Et oui, encore une nouveauté ! Désormais vous êtes lachés dans d’immenses terrains en 3D, et vous pouvez vous diriger où vous le souhaitez ou vous pouvez verrouiller votre adversaire pour l’attaquer. Il est cependant conseillé d’avoir un oeil sur l’adversaire en quasi permanence.

Je vous préviens de suite, la jouabilité est complexe et peut surtout poser des problèmes aux habitués des Budokai. Mais quelques heures d’entrainement intensif rattraperont ce handicap. Et c’est là que les choses deviennent intéressantes. Une fois les commandes prises en main, on se surprend à pouvoir faire une énorme panoplie d’actions et d’enchaînements malgré le seul bouton d’attaque physique, et ce d’une étonnante simplicité ! Rush du dragon, coups smashés, combos… Combiné avec les autres touches et directions, le boutton d’attaque prend toute son ampleur.

D’autant plus qu’une troisième barre d’énergie permettant d’avoir des boules de techniques personnelles permettra le plus souvent de diversifier la situation, voire la retourner.

Une dernière jauge sous le radar indique désormais le niveau d’un combo de personnage afin qu’il puisse projeter son adversaire loin, très loin. C’est ce qui est appelé un coup smashé.

Et comme la vue de derrière change radicalement la façon de jouer, l’entraînement est une étape indispensable !

Maintenant que nous avons le jeu à peu près en mains, dirigeons-nous vers l’essentiel de ce volet : le mode Portail.

Ce dernier nous permet de récupérer les souvenirs de Shenron en suivant les plus grands combats de la série. Si le nombre de combats à réaliser est tout bonnement hallucinant, la qualité scénaristique de ceux-ci frisent le limite passable… En effet les cut-scènes proposent le strict minimum : les 2 adversaires qui se disent 2-3 phrases chacun et qui se battent. A la fin du combat une phrase de la part de l’adversaire et on recommence si on a perdu, ou on passe au combat suivant, et ce sans transition ! Ainsi la personne étrangère au monde de DBZ ne saura pas pourquoi ce combat a lieu, ni ce qui s’est passé entre deux combats.

De plus de nouveaux scénarios sont apparus, comme celui de Freezer, celui de la conquête des Saiyans, la victoire de Bou, et viennent accompagner les scénarios que l’on connait grâce aux mangas, mais aussi des OAV, films et autres DBGT.

A noter, certains passages vraiment pas très simples dûs à la différence de force des adversaires. Ainsi un combat Piccolo Vs Gohan Gorille sera plus dur à gagner qu’un combat Gohan Gorille VS Vegeta Gorille, étant donné les différences de force des personnages.

Dans ce mode vos combats ne seront pas vains, puisqu’ils permettent de gagner des artefacts et de débloquer la plupart des personnages du jeu. A noter qu’en plus de combattre, il faudra récupérer les Dragon Balls sur le terrain après avoir détruit le décor. Récupérer les 7 boules permettra de gagner des modes de jeu ou des personnages. Comptez en gros une quinzaine, voire une vingtaine d’heures pour tout débloquer en normal sur ce mode. Et pour un mode Story de jeu de baston c’est plutôt énorme.

Bon point dans le contenu, mauvais point dans la mise en scène…

FUUUUUU…SION !!!

La boutique de capsules nous a quitté et fait place désormais aux artefacts qui sont en fait les Potaras (les boucles d’oreilles permettant de fusionner dans le manga). Ces derniers permettront de customiser vos personnages selon la vie, le Ki, l’attaque, les techniques personelles, les techniques finales, les techniques ultimes, la vitesse et la défense. Les potaras de soutien quant à elles permettront de booster les compétences des personnages comme augmenter la distance de verrouillage de l’adversaire, ou augmenter la charge du dragon. La dernière catégorie de potaras (violette) permet quant à elle d’obtenir des nouveaux personnages en fusionnant les artefacts récupérés ça et là lors du mode portail.

Au total quasiment 60 personnages et 90 apparences provenant de toute la Saga Dragon Ball, Z et GT seront jouables, chacune ayant des caractéristiques et techniques qui lui sont propres. Ainsi un Goku classique poura utiliser le Kaiohken et faire des Kamehameha, tandis que Goku 4 pourra se téléporter près de l’adversaire, balancer un Kamehameha x100 et autres joyeusetés. Mais ces techniques seront plus gourmandes en Ki. C’est pourquoi chaque personnage est différent. Deux persos boostés de la même manière ne donneront pas les mêmes résultats, étant donné leurs statistiques initiales.

Le vice de la personnalisation est tel que des coups classiques ne déstabiliseront pas certains personnages tels que Broly, Bojack, C16 ou super Trunks de part leur corpulence impressionnante, et il faudra alors balancer les grosses attaques pour les faire vaciller.

TIENS ? ON ÉGORGE LA VOISINE CE SOIR ?

Nouveauté tant attendue par les afficionados de la première heure : les voix. Nous avons le choix entre les voix stallonesques américaines et les voix de crescelle japonaises. Le choix est vite fait pour tout fan qui se respecte ! Les voix japonaises collant mieux aux personnages, l’ambiance est bien meilleure.

Cependant, quel que soit le choix, nous aurons tous droit aux horribles musiques américaines qui ornaient Budokai 3 (bon j’exagère, certaines sont potables), alors que les gentils petits Japonais se moquent de nous avec leurs musiques originales. Un bon conseil : coupez la musique et collez un CD qui vous plaît. (perso j’ai opté pour les BGM de DBZ dispo dans toutes les bonnes crêmeries pour 16 petits euros, c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ne sont pas dans le jeu, ces dernières ayant leurs droits obtenus par une autre société qu’Atari en France).

Si l’on pouvait décrire le jeu, ce serait dynamisme. Non seulement le jeu est plutôt joli, mais l’animation est à couper le souffle malgré la vitesse des actions ! Ceci dit, les personnages sont mal incrustés dans les décors de part une différence de couleurs entre les deux. Cela se voit lors des cut scènes que quelque chose cloche entre les deux. Les effets spéciaux sont de toute beauté et font vraiment honneur à la série avec les effets lumineux de la rencontre de deux grosses attaques énergétiques, les décors destructibles dans un bruit énorme et de la poussière qui se soulève ! Sans compter les répercutions sur et sous l’eau.

Le jeu est vraiment difficile même en mode normal (ici appelé moyen). Je vous conseille de ne pas en changer sous peine d’être déçu, étant donné qu’à niveau supérieur, on a l’impression que les personnages contrôlés par l’ordinateur sont scriptés à mort (par exemple, si on le projette au sol, il se retablit avant de toucher le sol, fait une esquive sur le côté ou en arrière et fonce, c’est le moment de balancer la sauce lors du déplacement latéral et on recommence). Les transpositions sont quasi immédiates et les bloquages sont nombreux. On prend vraiment moins de plaisir à jouer contre des adversaires comme ça auxquels avec un peu d’expérience on devine ce qu’ils font avant même qu’ils ne le fassent. Pour cela le mode moyen est idéal, les ennemis sont vraiment plus durs à battre puisqu’ils semblent plus bouger à l’instinct et abusent moins de quelques grosses attaques d’affilée alors que le joueur doit attendre 1 seconde voire 2 avant de rebalancer la grosse artillerie. Frustrant…

Y A VRAIMENT PAS DE QUOI AVOIR LES BOULES !

DBZ Budokai Tenkaichi ravira tous les fans du manga et de l’animé. La difficulté et la prise en main peuvent être rebutantes au début, mais après un temps d’adaptation, le jeu montre ce qu’il a vraiment dans le ventre et offre un très beau résultat digne du dynamisme de l’anime. Spike a réussi son pari enterrant Dimps avec ses Budokai en proposant des combats dignes de l’esprit de Dragon Ball.

NOTE GLOBALE

HIT !

DBZ Budokai Tenkaichi ravira tous les fans du manga et de l’animé. La difficulté et la prise en main peuvent être rebutantes au début, mais après un temps d’adaptation, le jeu montre ce qu’il a vraiment dans le ventre et offre un très beau résultat digne du dynamisme de l’anime. Spike a réussi son pari enterrant Dimps avec ses Budokai en proposant des combats dignes de l’esprit de Dragon Ball.

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