Deadly Premonition : The Director’s Cut

Deadly Premonition : The Director’s Cut

Deadly Premonition Logo Art

Trois ans après une mouture Xbox 360 ayant eu son petit succès principalement au Japon, Access Games, les papas de Ace Combat, proposent une version PS3 Director’s Cut de ce survival-horror assez particulier.  Sortie dispensable ou ovni vidéo-ludique japonais incontournable ?

Des secrets sous silence dans Deadly Premonition .

Greenvale, petite bourgade tranquille au milieu de la forêt. Le genre de coin où tout le monde se connait et où les rares pêcheurs et touristes n’entravent en rien au calme de ce coin pittoresque.
Mais les apparences sont bien trompeuses. Le meurtre rituel d’une fille du pays n’annonce rien de bon. La pluie amenant avec elle certains souvenirs dont les habitants auraient préféré oublier à jamais.

Vous incarnez Francis York Morgan, un agent du FBI tenaillé par une enfance difficile. Cet homme solitaire ne possède qu’un seul compagnon : son alter ego Zach (une voix dans le brouillard d’images qui inondent son cerveau schizophrène).

Que se passe-t-il ici ? Pourquoi cet étrange sentiment de déjà-vu ?

   dp2     dp3

Du David Lynch manette en main.

Indéniablement, Deadly Premonition est doté d’une expérience scénaristique et une mise en scène plutôt impressionnante. Les différents personnages que vous rencontrez dans l’aventure sont attachants et sont dotés de personnalités soignées qui vous immergeront encore plus dans l’aventure.

Les références à la série Twin Peaks sont légions mais on reste accroché à cette histoire glauque et psychologique. Les petites cutscenes présentes lors du chargement de votre partie relatent les événements passés dans le jeu à la manière d’une série télévisée : ” Previously On ..” Dans le fond, le jeu est loin d’être creux. Mais nous allons voir que la forme est bien plus discutable les petits amis.

   dp1     dp6

Un gameplay d’outre-tombe.

Bien que nous ayons à priori affaire à un survival-horror, vous ne sursauterez pas (l’horreur se trouvant plutôt dans la mise en scène  malsaine et dans des dialogues à l’envergure psychologique).

La peur se retrouve plutôt dans le gameplay mais quel effroi les amis ! Se déplacer relève du défi : que ça soit à pied ou en voiture … c’est tout simplement imbuvable. Les mouvements ne sont pas fluides du tout et le tout est difficile à prendre en main. En résumé, on se déplace comme dans le premier opus de Resident Evil pour les connaisseurs. Mais malgré ces difficultés, vous n’aurez pas de mal à vous débarrasser des zombies du jeu (peu variés et très peu coriaces).

C’est un réel gâchis au vu des multitudes d’activités à faire dans Greenvale. Il y a un petit côté Sims en ce qui concerne votre personnage c’est à dire dormir, se raser, changer de vêtements, manger, acheter une voiture, voir même s’adonner à la pêche. Les améliorations de cette édition Director’s Cut par rapport au maniement de son personnage et des véhicules sont donc risibles et gâchent malheureusement l’expérience de jeu. Outre les activités à la Sims, vous aurez l’occasion de résoudre de petites quêtes pour les habitant de la bourgade (une cinquantaine sont au rendez-vous). De quoi en apprendre davantage sur l’histoire du coin et ses habitants en plus de récupérer de l’argent et d’autres récompenses. Nous avons droit de temps en temps à des QTE frustrants ou des phases permettant de voir à la place de votre poursuivant. Mais ici aussi, malgré les bonnes idées, le gameplay risque de vous rebuter dans le déroulement de vos quêtes et de la trame principale.

   dp8     dp4

Une réalisation à vous glacer le sang.

Je parle bien sûr des graphis5mes qui dès le premier coup d’oeil vous emmène des années en arrière. Ici aussi le lifting ” Director’s Cut” est complètement obsolète. Le remake HD du jeu PS2 Okami est nettement plus beau par exemple (et les exemples ne manquent pas, ce jeu n’est pas du tout une réussite visuelle).

Les développeurs auraient pu se pencher un minimum sur ce problème car au fond le jeu en vaut la chandelle. Mais non : saccades, aliasing et textures d’un autre temps se fondent dans une brume infâme qui aurait pu justifier à elle seule les crimes se déroulant dans le jeu.

A contrario, l’ambiance sonore est plutôt sympathique mais hélas souffre de problèmes liés au mixage sonore. Malgré un doublage réussi, nous noterons une musique plutôt décalée par rapport au contenu présent à l’écran. Le son des moteurs lors des phases de conduite vous donneront des pulsions meurtrières … une calomnie !

   dp5     dp7

 

Deadly Premonition : The Director’s Cut – La Note ActuGaming.be !
Durée de vie www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
La trame principale n’est pas très longue. En revanche, accomplir la totalité des quêtes annexes vous prendra bien plus de temps (même si l’envie se doit d’être au rendez-vous) !
Graphismes www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Immonde, ce n’est clairement pas digne de nos consoles actuelles ! Soulignons le manque d’effort entre la version de 2010 et celle-ci.
Gameplay www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Malgré de bonnes idées, le soft est gâché par un gameplay lourd sorti d’un autre âge.
Bande son www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Les doublages sont sympathiques mais ici aussi le tableau est gâché par des bruitages incommodes et de grosses lacunes dans le mixage sonore !
La note finale www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
On a l’impression d’avoir la maquette d’un hit sous les yeux …. Quoi qu’il en soit, le jeu dégage une très bonne ambiance et nous le conseillons aux amateurs d’ovnis de l’univers vidéo ludique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *